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L'ÉVANGILE SANS SA COLONNE VERTÉBRALE

Dernière mise à jour : 11 mars


2 Tim 4:1-4 Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus–Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables.


Paul demande à Timothée cinq choses très importantes, qu'il convient à tout pasteur de faire lorsqu'il annonce la Parole de Dieu :

  • Précher la Parole

  • Insister en toute occasion

  • Reprendre

  • Censurer

  • Exhorter dans la douceur, tout en instruisant


Paul s'est battu pour l'évangile, il a payé de sa vie et a souffert durant toutes ses années de ministère pour la cause de l'évangile. Son seul souhait était de le propager avec le plus grand respect et surtout de l'annoncer dans son intégralité, sans rien en retirer, et sans rien y ajouter.


C'est pourquoi, lorsqu'il écrit à Timothée, son enfant en esprit, il lui demande de l'imiter et de ne pas chercher à plaire aux hommes. La Parole de Dieu est très sérieuse et doit impérativement être proclamée dans son intégralité. Elle doit être répétée avec insistance, jusqu'à ce qu'elle soit comprise et entendue. Et lorsqu'elle est dite dans son ensemble, elle accomplit son œuvre transformatrice. C'est pourquoi Timothée, comme chaque enseignant ou prédicateur de la Parole, ne doit pas hésiter à corriger les erreurs doctrinales et à condamner les mensonges de l'adversaire. Cela passe parfois malheureusement par des reproches adressés en privé à ceux qui n'obéissent pas et qui vivent avec légèreté la vie de disciple. La Vérité, toute la Vérité et rien que la Vérité, mais sans jamais oublier l'amour, élément indispensable pour entendre la vérité et surtout pour pouvoir l'appliquer. La rigueur et la miséricorde doivent être les traits de caractère indispensables d'un ministre de l'évangile. L'image la plus représentative étant la main de fer dans un gant de velours : elle représente l'autorité et la douceur.


Et pourtant, en est-il vraiment ainsi ? L'autorité est bien souvent exercée, mais pas comme la Parole le demande. Elle l'est parfois de manière abusive et n'a pour effet que de blesser ceux qui la reçoivent. Il faut être amoureux de la Parole pour la prêcher dans son intégralité, sans rien omettre. L'amour de la Vérité s'oppose à la subtilité du mensonge. Personne n'avouera aimer le mensonge et pourtant, si la vérité n'est dite qu'en partie, elle n'est plus la pleine vérité. Certains diront : « Il n'y a pas mensonge pour autant », et c'est vrai, mais si la colonne vertébrale de la Vérité est absente, est-elle encore vraiment la Vérité ? Jésus n'a-t-il pas dit : « Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. » (Mat 5:18)


De tout temps, la Vérité a été très difficile à accepter, elle n'a toujours connu que des oppositions, parce qu'elle est tranchante et qu'elle dérange. La chair ne l'aime pas, mais l'Esprit de Dieu la chérit et ne veut rien d'autre qu'elle. La Vérité a été clouée à la croix de Golgotha, et en la proclamant, beaucoup de serviteurs fidèles ont été persécutés jusqu'à la mort. La chair déteste la vérité ; dans certains cas, elle la rejette, et dans d'autres, elle la transforme et l'adapte à sa nature adamique.


Paul a été confronté à beaucoup de discussions pour que l'évangile reste authentique et ne soit pas transformé. Face aux églises, il a souvent dû prendre autorité contre les hérésies qui commençaient à s'infiltrer. « Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? » (Gal 4:16)


Aujourd'hui, beaucoup se réclament « enfants de Dieu » et prennent place dans les ministères les plus élevés. Fiers d'être sur l'estrade, ils annoncent chaque dimanche la Parole de Dieu devant un public fidèle. Et pourtant, la plupart du temps, bien que la Parole de Dieu soit prêchée, la colonne vertébrale qui la soutient dans son ensemble n'apparaît pas. Elle ne fait pas partie du programme, parce qu'elle est dérangeante et surtout peu plaisante à entendre. Cette colonne vertébrale n'est autre que le message de la croix, car c'est sur elle que repose l'évangile de Christ et sur rien d'autre. L'oublier, la mettre de côté volontairement, c'est oublier la raison principale pour laquelle nous nous retrouvons là, dimanche après dimanche, pour adorer celui qui a sacrifié sa vie pour nous, pauvres pécheurs. Laisser de côté la croix, c'est oublier qui nous sommes sans Christ et surtout ne pas lui rendre l'honneur qui lui revient.


Tous les messages, quels qu'ils soient, nous ramènent toujours à la croix, tous sans exception.

  • Prêchez l'amour de Christ, et si votre message est empreint de toute la Vérité, vous prêcherez inévitablement la croix !

  • Prêchez la Vie, vous retomberez encore sur la croix !

  • Prêchez sur le Saint-Esprit, et vous en arriverez inévitablement à la croix !


Tous les thèmes de la Bible reposent toujours sur cette colonne vertébrale qu'est la croix !


L. Gilman

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