LES 3 CLEFS DU MARIAGE
- Daniel GILMAN
- 8 déc. 2016
- 9 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 mars

Dieu doit régner en premier dans le couple. Voici le plan divin pour tout mariage chrétien : une alliance fondée sur trois piliers inébranlables – unis en Christ, unis en Esprit, unis en acte.
1. Dieu a la première place dans le couple : Unis en Christ
« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force » (Marc 12:30). « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Exode 20:3). Ces paroles ne sont pas de simples conseils : elles sont le socle d’une vie alignée sur Dieu. Car, comme le dit Pierre, « c’est assez d’avoir, dans le temps passé, accompli la volonté des païens » (1 Pierre 4:3), en courant après les désirs éphémères de la chair.
Tomber amoureux, c’est une étincelle indescriptible, un feu qui nous pousse à unir nos vies à celle de l’être aimé. Au début, c’est une vague incontrôlable ; puis, elle grandit, plus forte que nous. Elle nous conduit à nous tenir devant Dieu, à prononcer des vœux sacrés, à promettre de ne jamais nous quitter, de bâtir une famille, de Le servir avant tout. Car le mariage est saint : « L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2:24). Mais pour que cette flamme traverse les décennies sans vaciller, il faut plus que des sentiments, plus que des désirs, plus que des émotions brutes, plus qu’un amour charnel. Ce « plus », c’est l’adoration de Jésus.
Avant d’aimer notre conjoint d’un amour inexprimable, nous devons aimer Dieu d’une adoration sans limite. Pour un chrétien, cet amour suprême jaillit du cœur vers le Père, à travers le Fils. Et ce chemin passe par la croix – une étape incontournable pour trouver la paix. Il y a 2000 ans, Jésus a tout accompli : Il a donné Sa vie, racheté nos péchés, est mort et ressuscité pour nous offrir cet amour inestimable. Mais ce don est pour ceux qui Le reconnaissent comme Sauveur et Seigneur, qui croient en Sa mort et Sa résurrection, qui se repentent et plongent dans les eaux du baptême. Là, la nouvelle naissance s’opère, et l’Esprit les guide selon Sa volonté.
Le temps des compromis païens est révolu : « Faisons maintenant la volonté de Dieu ! » (1 Pierre 4:3). Cette transformation commence par la nouvelle naissance – la clé d’une vie nouvelle en Christ.
Une aparté essentielle
Peut-être vous êtes-vous mariés à l’église, portés par une foi sincère mais floue, pensant qu’une bénédiction suffirait. Votre connaissance de l’Évangile se limite au catéchisme d’autrefois. Vous croyez en Dieu, mais Jésus reste un inconnu. Vous vous dites « chrétien », mais être chrétien, ce n’est pas seulement croire : c’est vivre par la foi, tout donner à Jésus. Si ces mots – adoration, consécration, croix, nouvelle naissance – vous déconcertent, ne vous inquiétez pas. Ce que vous découvrez est le cœur vibrant du christianisme, la réponse à vos doutes. Dieu n’est pas une religion ; un chrétien n’est ni catholique ni protestant, mais un enfant de Dieu. Tout ceci est dans la Bible, limpide et vivant. Pour rencontrer Jésus, plongez dans Sa Parole, parlez à un pasteur, contactez-nous. La porte s’ouvrira.
Reprenons
Christ nous a sauvés par grâce, mais nous devons faire notre part. Un mariage chrétien n’est pas une cérémonie religieuse pour cocher des cases, ni un contrat laïc indifférent à Dieu. C’est une alliance où Dieu trône en premier, avant le conjoint, avant tout. La cérémonie doit naître dans le cœur des mariés, dans leur choix commun de consacrer leur union au Seigneur, de Le servir et L’honorer toute leur vie, en cultivant les fruits de l’Esprit et en cherchant Son Royaume par-dessus tout.
L’amour pour le conjoint, aussi puissant soit-il, ne doit jamais éclipser l’adoration du Seigneur. Le mariage, créé par Dieu, repose sur Lui seul. Votre union avec votre conjoint est scellée par une alliance avec Dieu – cet anneau à votre doigt symbolise d’abord votre engagement envers Lui. Il bénit alors votre couple, faisant de cet anneau l’Agneau, Jésus, à qui vous remettez votre vie pour cette vie terrestre. Il est le Premier.
Si placer Dieu en premier vous semble un défi, si votre cœur déborde déjà pour votre conjoint, sachez ceci : Lui donner la priorité ne diminue pas votre amour, il le décuple. Cet amour devient patient, bon, sans jalousie, sans orgueil (1 Corinthiens 13:4) – un amour illimité, puisé dans l’Esprit. Moi-même, j’ai longtemps mis mon épouse avant Dieu. Ce fut un combat, elle vous le dira. Jusqu’à ce que je comprenne : « Je n’aime jamais autant mon épouse que lorsque j’adore Jésus. » Depuis qu’Il est premier, elle ne s’est jamais sentie aussi aimée. Recevez l’amour de Dieu, donnez-le à votre conjoint : c’est une merveille.
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2. Le couple vit par l’Esprit de Dieu, non par la chair : Unis en Esprit
« Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13-14). Paul est catégorique : Jésus n’est pas mort pour nous laisser esclaves de la chair, mais pour nous libérer par l’Esprit Saint, envoyé après Son ascension. Cela vaut pour le couple.
Un mariage chrétien doit être armé de l’Esprit pour accomplir la volonté de Dieu. Concrètement ? Se repentir, pardonner, aimer l’autre comme soi-même, le servir, être un roc spirituel, un frère et une sœur en Christ avant d’être mari et femme, des âmes qui louent Dieu seul et à deux. Le Saint-Esprit doit guider chaque pas.
Mais cela demande de la discipline – celle des disciples. Aller au culte, lire des livres, écouter des prédications nourrit l’âme, mais la transformation vient de notre engagement personnel avec Jésus. Trop de couples se contentent du minimum, comme des nourrissons spirituels, pendant des années. Dieu veut des flammes, pas des tièdes. Les œuvres dans l’église ne remplacent pas une foi vivante. Ce qu’Il désire, c’est que nous mettions notre foi en acte, en nous abandonnant à Lui dans l’Esprit.
Le culte personnel et familial est essentiel, pourtant si peu prêché. Un couple sans discipline spirituelle court au désastre. « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez » (Romains 8:13). Un pasteur ou une communauté ne suffisent pas : chacun doit cultiver sa relation avec Dieu. J’ai vu des couples s’effondrer, englués dans la chair 90 % du temps – disputes, colères, rancunes, pensées sombres, honte devant Jésus. J’ai vécu ce combat : connaître Dieu sans que rien n’aille est une épreuve rude. La chair détruit ; le diable s’en délecte.
Il faut trancher : « Je suis un enfant de Dieu, et mon conjoint doit en goûter les fruits. » Cela exige une décision radicale : marcher chaque jour avec le Seigneur, mettre Sa volonté en pratique. Comment ? Par un culte personnel quotidien et un culte conjugal hebdomadaire.
Culte personnel :
- Trouvez un lieu secret, loin des distractions.
- Choisissez un horaire – tôt le matin, souvent, ouvre l’oreille à Sa voix.
- Méditez la Parole (un chapitre de l’Ancien et du Nouveau Testament), notez vos réflexions dans un cahier.
- Priez ensuite, au moins une heure au total, pour bâtir votre lien avec le Père.
Besoin d’aide ? Parlez à un pasteur ou contactez-nous pour adapter cela à votre vie.
Culte conjugal :
- Fixez un jour et une heure fixes chaque semaine.
- Partagez des sujets de prière, écoutez une prédication, méditez la Parole ensemble.
Si prier à deux vous bloque, demandez à Dieu de briser cette barrière – Il le fera. Votre couple deviendra une source vive, un témoignage pour d’autres.
3. Mettre en pratique la volonté de Dieu : Unis en Acte
« Maris, aime votre femme comme Christ a aimé l'Église et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole. […] Que chacun aime sa femme comme lui-même » (Éphésiens 5, 25-29, 33). « Femmes, soumettez-vous à votre mari comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église » (Éphésiens 5, 22-24). Ces paroles de Paul ne sont pas des suggestions vagues ou des poétiques significatives : elles dessinent la voie tracée par Dieu pour que le couple chrétien vive pleinement son alliance. Elles appellent à une mise en pratique concrète, quotidienne, exigeante – un amour et un respect mutuels qui renvoient l'union du Christ et de l'Église.
Pour le mari : un amour sacrificiel et sanctifiant
Paul ne dit pas simplement « aimer votre femme » ; il ajoute une mesure radicale : « comme Christ a aimé l'Église ». Cet amour n'est pas une émotion passagère ni un sentiment romantique. C'est un amour « agapè », un don total de soi, patient, bon, sans jalousie ni orgueil (1 Corinthiens 13 :4). Le Christ s'est livré jusqu'à la croix pour l'Église ; le mari est appelé à se livrer pour sa femme, à mourir à son égoïsme, à ses désirs personnels, pour que l'amour divin grandisse en lui. Cela demande une transformation intérieure : « Que je diminue et qu'Il grandisse » (Jean 3:30). Sans cette mort à soi, l'amour reste charnel, limité, fragile. Avec elle, il devient une force qui honore Dieu.
Mais cet amour ne s'arrête pas à un sentiment : il agit. Paul précise que le Christ a aimé l'Église « afin de la sanctifier, après l'avoir purifié et lavée par l'eau de la Parole » (Éphésiens 5:26). Le mari à une mission sacrée : conduire son épouse vers la sainteté. Commentaire ? En faisant de la Parole de Dieu le cœur de leur foyer. Il doit la méditer jour et nuit (Psaume 1:2), en tirer des fruits spirituels qui nourrissent leur union – paix, joie, fidélité – et guider sa femme dans cette quête de Dieu. Il est le chef spirituel, non par domination, mais par service. Cela signifie tenir la barre dans les tempêtes, rester fidèle à la direction divine, se repentir quand il tombe, et garder les yeux fixes sur Jésus, rempli de l'Esprit Saint.
Conduire, c'est adorer Dieu en tête, avec humilité et constance.
Cet amour purifie aussi. Le mari doit cultiver les fruits de l'Esprit – amour, patience, douceur (Galates 5:22) – pour que sa présence respire Jésus et bénisse sa femme. Il parfume leur relation de la saveur de l'amour divin, une sainteté qui se voit, se ressent. Et il protège : il lave leur union de tout ce qui la souille – les assauts du diable, les tentations de la chaise, les mauvaises herbes de l'orgueil ou de la rancune. Vigilant, il combat ces ennemis avec la prière et la Parole, veillant à ce que rien ne vienne ternir la pureté de leur alliance. Aimer comme Christ, c'est mourir pour donner la vie, combattre pour protéger.
Enfin, Paul insiste : « Les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps » (Éphésiens 5:28). Pourquoi ? Parce que, dès la création, « l'homme et la femme deviennent une seule chair » (Genèse 2, 24). Dieu a formé Ève de la côte d'Adam, unissant leurs destinées dans une harmonie surnaturelle. En méprisant sa femme, le mari se méprise lui-même ; en la chérissant, il se grandit. Cet amour n'est pas égoïste : il glorifie Dieu, qui a fait de cette union un miracle. De cette chair unie naissent des enfants, non pour la seule joie des époux, mais pour la gloire de Dieu – un reflet de Son amour créateur.
Pour l'épouse : une aide précieuse et un respect confiant
Le rôle de l'épouse complète celui du mari dans une danse divine. « Soumettez-vous à votre mari comme au Seigneur » (Éphésiens 5:22) ne parle pas de servitude, mais d'une confiance active dans le plan de Dieu. La femme, tirée de la côte de l'homme (Genèse 2:22), est sa complémentarité parfaite. Dieu a créé Adam, puis vu qu'« il n'était pas bon que l'homme soit seul » (Genèse 2, 18) : Il lui a donné une aide précieuse. Elle porte en elle le trésor de la vie, tandis que l'homme la protège comme un gardien. Ensemble, ils forment une unité animée par l'Esprit, chacun avec des dons distincts mais un même but : accomplir la volonté divine.
Être une aide précieuse, c'est accompagner son mari dans cette mission spirituelle. Elle ne suit pas aveuglément, mais marche à ses côtés, l'encourageant, le soutenant, partageant la charge de leur foi commune. Elle apporte sa force douce, sa sagesse, sa prière, pour que leur foyer reste un sanctuaire dédié à Dieu. Et quand le mari trébuche – car il trébuchera –, elle est là pour le relever, comme lui la porte dans ses faiblesses. C'est un partenariat sacré, où l'amour et le respect se répondent.
Paul ajoute : « Que la femme respecte son mari » (Éphésiens 5:33). Ce respect n'est pas une soumission passive, mais une reconnaissance de la responsabilité que Dieu a confiée à l'homme. Aimer comme Christ est une tâche colossale pour le mari, un engagement à vie qui demande courage et persévérance. L'épouse honore cet effort, même dans les imperfections, en le soutenant par sa fidélité et sa grâce. Le livre de Ruth illustre cela avec beauté : Ruth, par son dévouement et son amour pur, devient une bénédiction pour Boaz, qui, à son tour, la protège avec une tendresse exemplaire. Leur histoire est un modèle pour chaque couple : un amour mutuel qui glorifie Dieu.
Un appel à l'action commune
Mettre en pratique la volonté de Dieu, c'est vivre ces rôles avec intention. Pour le mari, aimer, conduire, purifier et protéger ne sont pas des options, mais des commandements. Pour l'épouse, soutenir et respecter sont des actes de foi qui renforcent l'union. Ensemble, ils doivent bâtir leur mariage sur la Parole, prier sans cesse, se repentir souvent, et chercher le Royaume avant tout. Ce n'est pas facile – la chair résiste, le diable attaque –, mais c'est possible par l'Esprit. Chaque jour, ils suggèrent de refléter le Christ et l'Église, non pour leur gloire, mais pour celle de Dieu.
Conclusion : un amour vivant
Ces trois clés – Dieu en premier, vie dans l'Esprit, actes selon Sa volonté – sont la promesse d'un mariage vivant, d'un amour qui brûle sans s'éteindre dans cette vie. D'autres témoignages sur notre site vous encourageront. Que toute gloire revienne à Jésus, notre Sauveur et Seigneur !
Daniel Gilman